Introduction: 2026, l’année du doute… et des convictions
Premier épisode de l’année 2026, et déjà une ambiance étrange…
Entre l’annulation de NFT Paris, la disparition de projets historiques et un marché encore marqué par le bear, le Web3 entame l’année avec un mélange de mélancolie et d’espoir.
Dans cet épisode, nous posons les bases d’une discussion essentielle :
Que peut-on réellement attendre de 2026 pour les cryptos, les NFT et l’art digital ?
Pas de promesses faciles, mais une lecture lucide des signaux faibles, des tendances lourdes et des illusions à abandonner.
I. 2026 : fin du cycle des 4 ans ou simple respiration ?
La première grande question de l’épisode est presque existentielle pour le marché crypto : le cycle immuable de 4 ans est-il encore valable ?
Historiquement, 2026 devrait être une année de bear market.
Pourtant, le contexte a changé :
Bitcoin et Ethereum sont désormais intégrés aux marchés financiers traditionnels
Les ETF, la finance institutionnelle et la macro-économie pèsent davantage que jamais
Le “cycle” est désormais connu… donc potentiellement anticipé, voire invalidé
Deux scénarios se dessinent :
Soit le marché respecte la tradition, avec une correction sévère mais “saine”
Soit la crypto entre dans une phase de maturité, avec des cycles moins violents et plus étalés
👉 2026 pourrait être l’année où le mythe du cycle parfait se fissure.
II. NFT : moins d’illusions, plus de sélection
Côté NFT, le constat est clair : la grande époque des pumps faciles est derrière nous.
Les collections historiques (Clonex, Moonbirds, Bored Ape, Pudgy Penguins…) montrent des signes de reprise, mais à des niveaux très éloignés de leurs sommets.
Le marché reste fragile, sélectif, et dominé par l’attente :
d’airdrops (OpenSea, Metamask, Moonbirds…)
de rachats d’IP et nouveaux tokens
de paris spéculatifs à court terme
Mais une chose est certaine : les marques ne sont plus le moteur du marché NFT.
L’ère des grandes collaborations opportunistes est terminée. Les projets qui survivront seront ceux qui construiront lentement, avec une vision claire et une vraie proposition de valeur.
III. 2026 sera une grande année pour l’art digital
S’il y a une conviction forte dans l’épisode, elle est là :
👉 l’art digital on-chain est le véritable socle du marché NFT.
les volumes de l’art NFT en 2026 seront au moins deux fois supérieurs à 2025
davantage d’artistes émergeront
les collectionneurs reviendront là où le sens, la rareté et la vision existent
Même les collections “PFP qui tiennent” le doivent souvent à leur ADN artistique.
Ethereum reste le cœur battant de cet écosystème, là où se croisent artistes, collectionneurs et projets culturels durables.
👉 L’art ne sauvera pas tout, mais sans l’art, rien ne survivra.
IV. Solana, Ordinals, trading : des narratifs… mais pas le même public
L’épisode met aussi en lumière une fracture claire :
Solana et certains narratifs récents sont portés par une culture du trading, du rendement et des trends rapides
le NFT (au sens culturel) repose sur l’engagement long terme, la création et la croyance
Résultat :
peu de chances de voir Solana devenir un hub NFT artistique majeur
Ordinals survivront probablement… mais de manière marginale
les Prediction Markets (Polymarket), le trading et les nouveaux produits financiers capteront l’attention dominante du marché crypto
Deux mondes qui cohabitent, mais ne racontent pas la même histoire.
Conclusion: 2026, l’année du tri (encore…)
2026 ne sera probablement ni l’année de l’euphorie totale, ni celle de l’effondrement final. Ce sera une année de tri, de maturation et de repositionnement.
Ceux qui cherchent des coups rapides risquent d’être déçus.
Ceux qui construisent, collectionnent, créent et croient encore au sens profond du Web3 pourraient, eux, être récompensés.
🗝️ La phrase clé de l’épisode
« L’art, c’est ce qui sauve tout dans notre marché. » (John)











