NFT REVOLUTION #1, la préface racontée

Remy, John, Christophe, Hermine, Viny ont parlé de la préface du livre NFT REVOLUTION et de l'expression "tomber dans le terrier du lapin blanc"

  
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Aujourd’hui sort officiellement le livre NFT REVOLUTION. Nous avons fait un podcast pour commenter ensemble la préface que Remy à écrite pour NFT Révolution.
Vous pouvez vous procurer le livre ici.

Et en exclusivité, voici des extraits de notre préface :)

Préface par Rémy, co-Auteur.

Vous est-il déjà arrivé d’éprouver ce sentiment étrange de découvrir un monde qui se trouvait juste là, à côté de vous, mais dont vous n'aviez pas du tout conscience ? 

Un peu comme Alice, avant de s'aventurer dans le terrier du lapin blanc, ou comme Néo, le héros de Matrix, au moment de choisir entre la pilule bleue et la pilule rouge ?

C’est exactement ce que j’ai ressenti quand John, mon ami d’enfance, m’a parlé pour la première fois du Crypto-Art et des NFT. J’ai eu littéralement l’impression de basculer dans le terrier du lapin blanc, pour atterrir dans un nouveau monde dont je ne soupçonnais même pas l’existence.

Quant à John, il a vécu exactement la même expérience. À ceci près que, contrairement à moi, mon ami est quelqu’un de très moderne, de très connecté. En vertu de son environnement professionnel, il connaît les dernières innovations, tout comme les entrepreneurs qui les initient.

John organise des hackathons. En gros, il réunit des petits génies du code avides de challenge, pour leur faire développer des applications en un temps record... Bref, John est un geek.

Quant à moi, comment dire ? Je suis tout l’inverse. J’ai une défiance viscérale à l’égard de tout ce qui a trait, de près ou de loin, aux nouvelles technologies. Pour vous donner une idée de mon aversion à l’égard de toutes ces considérations, je regrette encore le jour où j’ai échangé mon Nokia 3210 contre un iPhone 3GS.

Les NFT sont entrés brutalement dans ma vie alors que j’étais de passage à Paris. Profitant de l’occasion, John m’avait invité à dîner chez lui. Ce soir-là, la discussion a commencé de manière très banale, pour deux amis qui ne se sont pas vus depuis des mois. Je sentais pourtant qu’il voulait me parler de quelque chose… Et le voilà qui me sort très sérieusement : «Dis Rem, t’as déjà entendu parler du Crypto-Art ? »

(…) (Ainsi) Tel maître Yoda enseignant ce qu’est la Force à un jeune padawan, il a donc commencé à m’expliquer en des termes simples ce qu’était un NFT, ce jeton virtuel sur lequel est inscrit un titre de propriété infalsifiable, immuable et cependant tout à fait traçable. Mais nous y reviendrons.

Vous ne le savez peut-être pas, mais le monde de l’art vit aujourd’hui, une véritable révolution dans le domaine digital, avec l’avènement des NFT.

John m’a parlé de Crypto-Art, ce mouvement artistique très jeune qui a émergé en 2017, mais qui possède déjà ses chefs de file et même des communautés très actives. Et à l’instant où il a abordé ce sujet, j’ai voulu en savoir plus.

C’est vrai que j’ai toujours été fasciné par les débuts de chaque courant culturel. Je trouve palpitant d’apprendre comment des individus de milieux disparates, qui ne se reconnaissent pas dans les valeurs ou la culture prédominante de leur époque, décident de se regrouper et de tracer leur propre route, avec leurs propres codes.

En explorant ce mouvement du Crypto-Art, j’ai repéré de nombreuses similitudes avec ce que j’avais pu lire dans Sur La Route de Kerouac par exemple, où un groupe d’amis dispersés aux quatre coins des États-Unis a fini par constituer la base de ce qu’on appellerait la « génération beatnik ». Elle-même est à l’origine du mouvement hippie qui a déferlé sur le monde dans les années 70.

J’ai aussi pensé à l’École de Paris, formée par des artistes venus principalement d’Europe de l’Est comme Marc Chagall ou Chaïm Soutine. Ils ont tous afflué à Paris, au début du XXème siècle, afin d’aller plus loin dans leurs arts respectifs.

La rencontre de tous ces créateurs, à un endroit et à une époque précis, a produit une effervescence unique dans l’histoire de l’art. Ils vivaient à proximité les uns des autres et se croisaient quotidiennement. Chacun savait ce sur quoi l’autre travaillait, ils se copiaient parfois en apportant leur touche personnelle. Surtout, ils se réunissaient pendant des heures pour « refaire le monde » - et c’est ce qu’ils ont réussi à faire finalement.

Vous ne le savez peut-être pas, mais le monde de l’art vit exactement la même chose aujourd’hui dans le domaine digital, avec l’avènement des NFT. J’admets que dès qu’on parle de « digital », quelque chose de froid, de déshumanisé vient à l’esprit. Une sorte de distance s’installe. Vous serez étonné d’apprendre que le Crypto-Art implique tout le contraire. Les artistes échangent en permanence, dans un foisonnement créatif. Ils ne se retrouvent pas à un endroit géographique particulier, comme le Paris de la Belle Époque, mais bien sur les réseaux sociaux - avec Twitter en premier lieu.

Dans le Crypto-Art, le digital n’éloigne pas, il rapproche au contraire et abolit les frontières.

Ce qui m’a tout de suite séduit, c’est la solidarité très forte qui existe entre les précurseurs et leurs disciples. Même les plus grands crypto-artistes tels que Xcopy, Trevor Jones ou Hackatao (que vous connaîtrez bientôt) n’hésitent pas à mettre en avant le travail d’un artiste moins connu, voire à acquérir ses œuvres pour promouvoir son travail auprès de leur communauté.

Les communautés, justement, sont les portes d’entrée majeures vers la compréhension de ce mouvement. Elles sont avant tout constituées de followers sur les réseaux sociaux, sans lesquels les artistes et les projets d’art NFT n’existeraient pas. Là encore, les conversations régulières entre ces followers et leurs créateurs préférés font l’étoffe du mouvement, ainsi que les échanges entre artistes et collectionneurs, entre collectionneurs, etc.

Dans le Crypto-Art, le digital n’éloigne pas, il rapproche au contraire et abolit les frontières.(…)

L’art est absolument partout, de manière physique mais également dans notre vie digitale qui prend de plus en plus de place

Sans citer tous les courants artistiques, de la Renaissance au surréalisme en passant par le romantisme et le cubisme, il est passionnant de voir comme chacun a puisé dans les créations de ses prédécesseurs pour aller encore plus loin, pousser ses acquis, dépasser les limites, bref : innover. Et c’est tout à fait de cette volonté qu’il est question dans ce livre.

À une époque où les musées du monde entier sont clos, où l’art et la culture ont été sacrifiés au nom de la salubrité publique, un mouvement déjà lancé s’est finalement révélé au monde, pour permettre à tous d’accéder à l’art. N’importe où, n’importe quand.
Quand le street art a envahi les rues, c’était pour faire sortir les œuvres des galeries, réservées à l’élite intellectuelle et économique. Il a montré que tout, dans notre environnement urbain, pouvait être le support d’une œuvre sinon l’œuvre elle-même.
Le message du Crypto-Art va encore plus loin. Il prouve que l’art est absolument partout, de manière physique mais également dans notre vie digitale, qui prend de plus en plus de place. (…)

(…) NFT Revolution - Naissance du mouvement Crypto-Art opère un bilan de l’histoire de ce très jeune mouvement, qui en mai 2021 n’a fêté que ses trois ans d'existence. Trois années pourtant riches, qui s'appuient sur une contre-culture révolutionnaire développée depuis les débuts de l’informatique moderne.

Ne vous laissez pas impressionner par cette vitesse. Il n’est pas trop tard pour comprendre la révolution NFT, non seulement technologique ou artistique, mais d’abord politique et sociétale. Ce n’est même que le début. L’aventure c’est l’aventure et elle ne fait que commencer. Nous en sommes tous les pionniers !

Maintenant c’est à vous de choisir :
Suivrez-vous le lapin blanc dans son terrier ?